Ce serait un petit peu ça, une rencontre qui ne se produit pas entre la politique et le politique : tout le monde est dans la politique actuellement à Anvers, même les sociologues, pas seulement la mairie, le Vlaams Blok et la Ligue Arabe Européenne, non tout le monde est dans la politique et personne n'est dans le politique". Là, je sens qu'il va me dire : "Tu ne vas pas recommencer avec tes comment et tes pourquoi !". Et ça ne rate pas, je me lance : "Oui, disons le comme ça, la politique ce serait le registre du comment et le politique, celui du pourquoi". "Oui mais", qu'il me répond, "on n'a jamais vu un pourquoi arrêter une émeute, c'est plutôt avec du comment qu'on arrive à le faire, non ?". "Ben oui, c'est exactement ça, le comment arrête une émeute, le pourquoi l'empêche de commencer. La politique aujourd'hui, c'est travailler sur ce qui se produit tandis que le politique ce serait penser une chose et son contraire en même temps, c'est comme ça que je le vois". Et là, il me dit : "Donc tu crois qu'on s'intéresse à la politique parce qu'on ne veut pas s'occuper du politique ?". Et pan, il marque dix. Je ne sais pas ce qui m'a pris à ce moment-là, mais j'ai sorti 5 euros et je lui ai payé un coup.
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