En ce jour du vendredi 25 novembre 2002. Ce n'est pas qu'un effet météorologique, mais le week-end fut tiède. Ainsi des élections en Autriche où la défaite du FPÖ se trouve largement tempérée par le succès de l'OVP. On peut alors vérifier que le populisme peut désormais se passer des oripeaux d'une extrême droite qui l'origine pour durablement s'inscrire dans une notabilité plébiscitée. Parce que, quand même, le vrai résultat de ce scrutin, c'est le score historique de l'OVP : les 42,27% d'aujourd'hui disent beaucoup sur les 26,9 % d'hier. La différence doit sans doute se trouver parmi des déçus de la forme (les querelles adolescentes du FPÖ, son incapacité à assumer autre chose que des querelles internes) qu'il ne faudrait pas confondre avec des contestataires du fond. Aussi, sommes-nous en désaccord avec les échos recueillis hier dans les cafés viennois, comme quoi il suffisait d'attendre et que l'Europe avait eu bien tort, en 1999, de faire tout ce bruit pour rien. Il nous faut toujours être inquiets, et plus qu'hier sans doute. Car, en effet, qu'est-ce qui fait le plus de bruit ? Une grande explosion lointaine ou un petit son tout proche ?
Les Autrichiens ont choisi le petit son proche. On verra à l'usage qu'il produit tout autant de bruit.
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