Au même moment (1912), à quelques heures ou mois
près, à New York, Marcel Duchamp propose le ready-made,
qui fait d'un objet désespérément banal, une
uvre d'art et Kurt Schitters exprime le " n'importe quoi
" dans ses collages. Picabia est présent également.
Zürich et New York se retrouvent à Lausanne en 1918
et le mouvement se développe en Allemagne, avec Max Ernst
et en France, avec l'arrivée de Tzara à Paris en 1919.
Les rencontres s'opèrent avec Breton, Aragon, Soupault et
Éluard.
On ne mène pas la vache (Éluard) . Le mouvement se
réunit à Reutte, au Tyrol, fin de l'été
1922. Les querelles éclatent. Ernst et Eluard s'opposent
à Tzara, Arp et Sophie Taeuber. Breton et Picabia se sont
séparés des dadaïstes. Picabia l'a annoncé
en mai 1921, soit trois mois avant la signature d'un des derniers
manifestes dadaïstes " Dada au grand air / Tournoi des
chanteurs au Tyrol ". Breton râle et le dit. Il arrive
à Tarrenz le 18 septembre et prend mal, avec élégance,
le manifeste. Il est plus que fâché avec Tzara. Ernst,
de son côté, ne le supporte plus. Il décrit
Breton comme " un cheveu dans la soupe ".
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