Photo aléatoire des environs de Reutte
le 19 novembre 2002 à 11 heures du matin
Au même moment (1912), à quelques heures ou mois près, à New York, Marcel Duchamp propose le ready-made, qui fait d'un objet désespérément banal, une œuvre d'art et Kurt Schitters exprime le " n'importe quoi " dans ses collages. Picabia est présent également. Zürich et New York se retrouvent à Lausanne en 1918 et le mouvement se développe en Allemagne, avec Max Ernst et en France, avec l'arrivée de Tzara à Paris en 1919. Les rencontres s'opèrent avec Breton, Aragon, Soupault et Éluard.
On ne mène pas la vache (Éluard) . Le mouvement se réunit à Reutte, au Tyrol, fin de l'été 1922. Les querelles éclatent. Ernst et Eluard s'opposent à Tzara, Arp et Sophie Taeuber. Breton et Picabia se sont séparés des dadaïstes. Picabia l'a annoncé en mai 1921, soit trois mois avant la signature d'un des derniers manifestes dadaïstes " Dada au grand air / Tournoi des chanteurs au Tyrol ". Breton râle et le dit. Il arrive à Tarrenz le 18 septembre et prend mal, avec élégance, le manifeste. Il est plus que fâché avec Tzara. Ernst, de son côté, ne le supporte plus. Il décrit Breton comme " un cheveu dans la soupe ".
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