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En ce jour du vendredi 15 novembre 2002. Il n'y a rien
à faire, on devrait vivre dans un monde sans images. L'image
nous est physiquement dangereuse. Hier, le rapport de la philosophe
Blandine Kriegel sur la violence et la pornographie à la
télévision le disait à suffisance. Par exemple
: " Lorsqu'une personne est exposée à la violence
télévisuelle, les effets physiologiques immédiats
sont de même nature que si cette personne était exposée
à une situation de violence réelle, à savoir
une augmentation du rythme cardiaque et de la pression sanguine".
Ou encore : "La représentation visuelle brutale ou répétée
de scènes pornographiques à un stade trop précoce
peut créer une émotion capable d'influer sur le cours
normal de l'évolution du cerveau (
)". Et pour
finir : "Aux USA, (
) on a pu constater des lésions
sur les coudes des enfants qui regardaient la télévision
allongés par terre". Cur, cerveau, bras mêmes
: on a le sentiment, devant ce rapport établi par une philosophe,
de lire le bilan d'un médecin légiste. Nous pensions
avoir avec l'image un voisinage intellectuel, ce n'est plus vrai,
notre commerce avec elle n'est pas émotionnel, il est charnel
dit la philosophe. L'image, c'est sûr, est lésionnelle.
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