de Bruxelles a justifié son expulsion par l'absence d'un
tuteur capable de veiller sur l'enfant. Rappelons deux choses :
un, le gouvernement a récemment renoncé à créer
un statut de "tutorat" pour les mineurs non accompagnés;
deux, la fillette, orpheline, venait en Belgique rejoindre sa tante.
Elle a été transférée au centre ouvert
de Yvoir d'où elle pourra sans doute bientôt rejoindre
sa famille installée en Belgique. Seuls la pression médiatique
et le battage organisés autour de ce nouveau cas semblent
avoir empêché cette expulsion, bel et bien programmée,
malgré le récent précédent de l' "affaire
Tabita".
Lautresite 14.11.02 (3). Le Centre pour l'Égalité
des Chances plaide pour qu'une politique de régularisation
structurelle des demandeurs d'asile soit désormais appliquée
en Belgique. Il existe en effet, malgré les récentes
opérations de régularisation, un important arriéré
dans le traitement des demandes. Le processus de régularisation
a en effet, introduit deux effets pervers : sa durée, d'une
part, a largement excédé les délais prévus
et a donc permis le dépôt d'un nombre important
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de nouvelles demandes d'asile et, d'autre part, le système
du "First In, First Out" instauré depuis et traitant
prioritairement les demandes les plus récentes, a également
favorisé un retard croissant des dossiers plus anciens. Le
Centre propose que cette régularisation se base sur les quatre
critères utilisés précédemment : une
demande d'asile introduite depuis trois ans, des liens durables
dans le pays, l'impossibilité effective de réintégrer
le pays d'origine ainsi que l'existence d'une maladie grave. Il
y aurait aujourd'hui plus de 30.000 dossiers en attente.
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