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En ce jour du mercredi 6 novembre 2002.. . L'on se permettra
aujourd'hui d'être un peu plus long que d'habitude parce que
qu'il s'agit ici de blanchir une pierre. Donc, tout à l'heure,
j'écrivais ceci: "Ce qui vient "en secours"
- ce qui donc ne contrevient pas à une vision prothétique
de la réalité - est sans doute aussi le familier -
le cousin, le frère ou le fils -de l'humanitaire. L'humanitaire
est l'héritier de ceux qui, après 1968, ont déserté
la politique et le groupusculaire pour une action directe qui ne
fût pas violente. L'apparent paradoxe est que les générations
post-humanitaires qui ont voulu retourner au politique ont employé
avec lui une stratégie de "french doctor". Comme
si, en définitive, la politique aussi était une victime
(des remises en cause de l'État-nation, du délitement
de l'État-providence, de la pression de la finance, de la
toute-puissance de l'économique, de la pensée unique,
de la montée des populismes, etc
). Aussi bien, durant
de nombreuses années avons-nous été occupés
à nous pencher sur la politique comme au chevet d'un malade.
Ce qui faisait fossé entre politique et citoyens nous a accaparés
tout à fait.
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