Rudolf Diesel 1858-1913
encore un peu de la cohérence en politique, de la valeur des lois et des vigueurs démocratiques. Le recul de la chose publique devant le corporatisme - celui de la Fédération internationale de l'automobile, celle de Ecclestone et Mosley (sur ce point reprendre ses livres d'histoire, mais on n'est pas responsable de ses parents), et de l'industrie mondiale de la cigarette qui a annulé la course en 2003 - fait partie de ces choses usuelles que nous nous refusons habituellement à voir. Ici, la clarté est totale. Les parlementaires belges pratiquent ainsi une anti-pédagogie démocratique particulièrement vivifiante, découvrant les coulisses de ce que l'on appelle renoncement et qui se comprend réalisme dans certain langage. C'est au nom du réalisme aussi que, par exemple, le moteur Diesel a été dévolu au pétrole tandis que son créateur - on ne le sait plus - l'avait voulu révolutionnaire. Son moteur était fait pour tout le monde, à l'huile de chanvre, de céréales, n'importe quoi. C'était le moteur des pauvres. Il aurait évité les guerres du pétrole, peut-être même amené la démocratie dans les pays du Golfe. Diesel est mort en mer dans des circonstances troubles. Il avait de l'élégance. Il ne connaissait pas l'usage du mot renoncement.
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