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En ce jour du lundi 5 novembre 2002.. L'image d'une société
à deux vitesses en Belgique, mon pays, est désormais
celle du vélo et de la Formule un. D'un côté,
mobilité, transports en commun, développement durable.
De l'autre, productivité, consommation, compétition.
Je parle ici de la suppression du grand Prix automobile de Francorchamps.
Depuis quelques jours, la Belgique, mon pays, ne se nourrit que
de cela et d'un astronaute - technologies rugissantes et questions
à l'identique, est-ce que tout cela vaut bien l'argent qu'on
y met ? . Une loi a été publiée interdisant
la publicité pour le tabac - allant en cela plus vite que
la musique européenne, c'est le problème - que des
parlementaires, ceux-là mêmes qui l'avaient votée,
sont prêts aujourd'hui à remettre en cause. L'assomption,
en politique, n'est pas une vertu cardinale : nous ne sommes pas
nombreux qui achèterions une voiture d'occasion à
José Happart, par exemple. On voit ainsi à l'uvre
depuis quelques jours contre-plans, arguties, ralliements et recomptages
: de petites choses indignes faites de manigances et de menaces,
qui font grain à moudre et farine au moulin pour qui voudrait
s'inquiéter
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