Actif ou inactif, engagé ou passif, conscient ou indifférent, innovateur ou conservateur, dans l'urne, le vote de chacun pèse le même poids. La société civile se dissout dans le corps électoral. Dans le débat, elle est presque tout. Dans le scrutin, pas grand chose.
Ainsi, entre la représentation politique et la société civile, apparaissent les signes d'une double nécessité. Portées par leurs projets, les associations ressentent le besoin d'un relais politique. De leur côté, les partis sont à la recherche d'idées neuves et d'hommes représentatifs. Hier, ils les trouvaient dans le réseau de leurs organisations. Ils les trouveront sans cesse davantage dans le vivier de la société civile. Malgré les méfiances réciproques, la rencontre est inévitable entre des citoyens qui cherchent la possible expression politique de leur action et des élus à la recherche d'une " nouvelle culture politique ".






Michel Gheude est l'auteur, notamment, de "Un chien mérite une mort de chien", Actes Sud 1983, "Voir c'est faire", "La publicité dit la vérité" et "Dans le silence de la cité assemblée" aux Editions Quorum 1997-1998, et de "Il y a folklore et folklore " (avec Richard Kalisz), Vie ouvrière 1977. Il est professeur à l'École de Recherches Graphiques à Bruxelles.

Ces textes ont paru dans "Il y eut en soir, il y eut un matin, ce fut l'an 01", éditions De la démocratie, Bruxelles, janvier 2002.

147