ni le Roi Sommeil et l'espionne Matelas Hari, ni Pionce Pilate et Bidasse de Loyola ; relisant sans manière " Tristan et son vieux ", " Roméo et Ronflette " ou les aventures de " James Moribond, l'agent 00 Sieste ". Entre l'infar et la mort, surtout ne perdons pas de temps à nous ennuyer. C'est l'infar qui nous l'apprend. Car il faut un début à tout et une vieillesse bien comprise commence par un infar. Celui de Verheggen est un grandiose morceau de bravoure. Depuis les excès de choucroute et de Rita Mitsouko du grand père qui exagère et mène sa vie à un train d'enfer jusqu'à son intronisation dans la confrérie internationale des pontés, vous vivrez l'hôpital comme vous ne l'avez jamais vécu même dans les descriptions peu réconfortantes de Jean Luc Lagarce ou de Nicole Malinconi. Mais après ce début difficile qui nous fait prier sainte Pétoche et saint Trouillomètre à Zéro, vient le temps de la convalescence. A nous alors la nouvelle vieillesse pour papys et mamys en goguette. Verheggen nous donne le MAD du papyboom : il suffit de rire et de chanter.
De se laisser porter, emporter, transporter jusqu'au menu final : deux cents morts de rêve choisies par les meilleurs écrivains de l'antiquité à nos jours. Enfin la recette pour ne pas mourir triste ! (1)

(1) On n'est pas sérieux quand on a 117 ans est publié chez Gallimard dans la collection L'arbalète. Poésie/Gallimard réédite en poche Ridiculum vitae et Artaud Rimbur, deux textes de Jean Pierre Verheggen parus dans les années 90 aux éditions La Différence.






Ces textes ont paru dans "Il y eut en soir, il y eut un matin, ce fut l'an 01", éditions De la démocratie, Bruxelles, janvier 2002.
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