On prétend protéger la population de ces jeunes
qu'on désigne du même coup comme " dangereux ":
on ne " protège " en fait que celle du centre-ville
en tentant d'effacer le problème dans ce seul périmètre,
comme sur une ardoise magique. Si l'on pense vraiment qu'ils représentent
un danger, comment admettre qu'il faille en protéger le seul
centre-ville ? Ailleurs, c'est toujours quelque part.
On rejette ces jeunes, on les chasse : mais ils n'en continuent
pas moins d'exister. Et ils ont besoin plus que quiconque d'aide
- même s'il est vrai qu'ils la refusent souvent. Qui va les
protéger, eux, des dangereuses dérives qui les menacent
? Où vont-ils aller ? Que vont-ils devenir ? Qui s'en soucie,
à part quelques associations sans l'action desquelles la
situation serait encore plus grave ?
Cette mesure, hélas adoptée par d'autres municipalités,
ne fait que déplacer, voire aggraver, un problème
qu'il ne s'agit certes pas de nier.
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