2002, un été de clôture (2).

Hélène Mouchard-Zay
Le 31 mai 2002, le maire d'Orléans signait un arrêté " anti-bivouac ", déclarant agir sous la pression de nombreuses plaintes de commerçants " excédés ", et affirmant ne pas s'en prendre " au brave SDF " ni au " mendiant sympathique "…( !) mais aux jeunes errants, souvent accompagnés de chiens, parfois agressifs, qui " entravent la libre circulation des personnes " dans la rue, en fait essentiellement à l'entrée des magasins…
Signalons que dans le même mouvement, et toujours au nom de la protection des riverains, un autre arrêté refusait la même liberté de circuler aux prostituées, dont l'activité n'est pourtant pas jusqu'à nouvel ordre illégale, leur interdisant certains périmètres du centre-ville.
Résultat prévisible : les jeunes en question sont partis ailleurs, ce qui a pour effet de compromettre le difficile travail des éducateurs et des associations qui tentent de porter secours à ces jeunes, car ce sont effectivement des jeunes en danger. Aucune mesure d'accueil ou d'accompagnement social n'a été parallèlement prévue.
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