Cela contrevient à la Convention des droits de l'enfant,
cela contrevient au droit des gens, cela contrevient à la
simple humanité. Cette petite n'est pas qu'un prénom,
Tabita, elle a aussi un patronyme: Mubillanzila. Cette enfant est
une personne. Ici,on imagine une autre personne : le fonctionnaire,
bien sûr, qui signa, parafa ou tamponna, ou n'importe quoi,
mais qui au final décida. Sans doute, est-il le dernier d'une
chaîne (le lampiste est toujours le coupable) et d'une consécution
hémiplégiques (la main gauche qui ignore la main droite),
mais nous connaissons trop bien ce syndrome qui fait les "spécialistes".
Il n'y a pas que Papon ou Eichmann, des tas de gens ont employé
ainsi papiers et timbres en caoutchouc dans l'intérêt
supérieur de l'État, des tas de gens le font toujours.
On reste confondu devant cela. Qu'un pays qui se veut désormais
en pointe dans la protection des enfants finisse lui-même
par les escamoter. Il existe ce que l'on appelle un " devoir
de désobéissance". Celui-là, on ne l'apprend
pas à l'école. À l'école où ne
vont plus les enfants soustraits, absents, disparus
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