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En ce jour du jeudi 17 octobre 2002. Et de deux. Dirions-nous
aujourd'hui que l'Europe des populismes se détricote dès
lors que le gouvernement néerlandais a remis hier sa démission,
tandis qu'en septembre dernier, la coalition autrichienne explosait
? Mortel automne pour ces fédérations d'intérêt
se mettant d'accord sur l'ordre et aboutissant à l'instabilité.
Il ne faut décidément pas lire les populismes entre
les lignes, mais à l'envers. Cela maintenant, au moins, nous
le savons. À vrai dire, nous le pensions déjà.
On nous avait pourtant répété, tant à
Vienne qu'à La Haye, que nous ne pouvions pas comprendre
la spécificité de ces populations qui sont nos voisines
de frontières et d'histoire et qu'en fonction de notre inconnaissance,
il nous fallait nous taire. Et j'avais confessé ici mon trouble
dès lors que des écrivains comme Cees Nooteboom et
Harry Mulisch avaient enfourché la posture de l'exception
néerlandaise. Il nous fallait entendre que Pim Fortuyn n'était
pas fasciste, pas raciste, même pas de droite, mais juste
différent. Hé bien voilà, les voisins sont
de bons conseilleurs. Peut-être qu'ils n'y connaissent rien,
mais ils savent bien reconnaître.
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