|
En ce jour du mardi 15 octobre 2002.. Je me demande si,
finalement, l'éditorial d'hier n'était pas un peu
paranoïaque. Je pensais faire un retour sur les choses dites
ici depuis quelques jours : Vitrolles (redire que non, on ne trouve
pas insipide le score du MNR défait), Rose Bonbon (qui ne
sera pas censuré), les propositions Sarkozy (et cette méthode
de l'effet d'annonce se jouant de l'opinion publique), etc
Mais non, ce que je voudrais faire, c'est reparler d'hier : de cette
idée que deux événements a priori non reliés
et non comparables, (l'attentat contre le Limburg au Yémen
et l'assassinat d'un médecin en Belgique) finissent par se
rejoindre dans leurs effets et conséquences. Qu'est-ce qui
explose, au juste, quand deux éléments comme ceux-là
s'entrechoquent ? Est-il pensable d'y déceler une forme ?
On sait qu'ici nous tentons, jour après jour, de confronter
les mémoires d'hier et les savoirs contemporains et d'explorer
ce qui dans l'actualité fait farine au moulin de l'analogie.
Aussi bien sommes-nous attentifs, plus qu'il n'est raisonnable sans
doute, aux collisions accidentelles et aux rencontres fortuites.
|