des Etats candidats ayant quitté les " démocraties
populaires " - absurde redondance sémantique, qui cachait
mal une bien peu démocratique réalité - de
rejoindre une Union européenne "fondée sur les
principes de la liberté, de la démocratie, du respect
des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi
que de l'Etat de droit, principes qui sont communs aux Etats membres
" (art. 6 TUE). Les débats sur le déficit démocratique,
sur les élections en Autriche ou en Italie, sur les réformes
institutionnelles, l'exercice obligé de tous les dirigeants
de proposer leur vision de l'Europe, paraissent comme autant d'illustrations
de cet effort de consolidation de l'Union.
De même, l'opposition prétendue entre " élargissement
" et " approfondissement " n'est pas opérationnelle.
Les tentatives répétées depuis maintenant dix
ans, parfois maladroites, pas toujours aisées, des Etats
membres pour concilier ces deux dimensions portent témoignage
de l'inéluctable coexistence des processus externes (élargissement)
interne (approfondissement) à l'Union.
Cessons de prétendre élargir, ce qui ne fait sens,
et consolidons ensemble, Est et Ouest du continent.
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