En Tanzanie, environ 500 femmes âgées sont tuées en tant que sorcières (entre les XIVè et XVIIè, en Europe, un nombre très important de femmes furent brûlées vives en tant que sorcières : un " gynocide " ? Je propose de créer ce terme). Dans de nombreux pays, Australie Canada, Israël et États-unis, 70% des meurtre de femmes sont commis par les conjoints alors que seulement 5% des hommes sont tués par des partenaires anciennes ou présentes, etc… Les hommes tuent leurs femmes et non l'inverse : la relation conjugale pour eux est une possession exclusive, un droit à détruire ce qui " leur appartient ". Le lien sexuel est un moyen de la destruction, dans une totale inégalité du rapport de force comme entre adultes et enfants. Les hommes , on pourrait alors penser comme la grand-mère du Périgord : " Même le meilleur d'entre eux ne vaut rien".
Mais les hommes sur la planète sont les principales victimes des morts violentes, ils se suicident beaucoup et se tuent beaucoup entre eux. Exceptées les Chinoises qui se suicident plus que les hommes - le chiffre de leurs tentatives doit être énorme, cas rare-, les femmes font en général quatre fois plus de tentatives de suicide et les
hommes se tuent réellement quatre fois plus.
Les hommes ont une culture des armes à feu et de la technique de la violence, les femmes se jettent dans le puits et s'empoisonnent : elles se ratent . L'anthropologue Paola Tabet avait bien montré cet "analphabétisme" technique des femmes lié au monopole jalousement gardé du savoir dangereux et prestigieux par les hommes dans de nombreuses cultures.
Mais les féministes doivent accepter ce qui les dérange : les femmes se tuent en règle générale moins que les hommes. Ils se tuent vraiment quatre fois plus qu'elles. Les suicides masculins forment un énorme paquet des morts violentes après les maladies citées plus haut : beaucoup plus nombreuses que celles dues aux homicides et aux guerres, ces morts sont beaucoup moins mises en image dans notre culture.
Il y a une solitude des hommes que les femmes savent mieux combattre. L'homme qui domine la femme mais est dominé dans la société se tient seul au premier rang sur le front des risques sociaux, il prend de plein fouet la cruauté des systèmes économiques et politiques.
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