Les chroniques de Véronique
Hommes-Femmes (07 10 02). Le Rapport de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé, publié le jeudi 4 octobre offre le paysage des morts violentes sur la planète en l'an 2000. Lectrice de la revue "Pénombre", je dis attention aux chiffres, ils ne donnent que des échelles de comparaison, ils ne sont qu'une image, un reflet du geste réel : le réel est ce qui échappe dans le présent. Précisément, un geste comme celui d'appuyer sur une gâchette reste à jamais hors champ de toute description dans sa vertigineuse simplicité, son évidence et son énigme.
En 2000 sur la planète : on meurt beaucoup plus du sida et de la tuberculose et malaria que de toute autre mort violente. Ces deux dernières maladies ne sont plus des énigmes pour la science : le paysage des morts violentes recoupe celui des pays pauvres.
Ici nous voudrions réfléchir aux femmes, et aux hommes. Les femmes, quelques exemples. À Alexandrie, en Égypte, la moitié environ des meurtres de femmes sont commis au sein des familles contre les filles qui ont été violées, ou meurtres de purification ou de nettoyage…
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