Les plus pauvres vivant déjà en temps normal dans
des quartiers abandonnés et crades sauraient s'adapter mieux
que les riches, qui sangloteraient tous les soirs, de nostalgie.
En été, il ferait très chaud, les hommes deviendraient
fous, ils nettoieraient comme des bêtes et ce ne serait pas
assez blanc, ils battraient les femmes se rouleraient à leurs
pieds avec leurs chaussettes sales. Il y aurait des traîtresses
à la cause mais aussi des solidarités imprévues
venues de jeunes soldats refusant dans de claires pétitions
de nettoyer dans le dos des femmes. La police traquerait les ménagères
et les réquisitionnerait, fusil dans le dos, elles feraient
semblant et agiteraient des plumeaux en chantant de douces chansons
surprenantes. Sournois, millimétrique, colossal, le bordel
serait envahissant : d'étranges courts-circuits électriques
se produiraient, les microprocesseurs qui haïssent la poussière
deviendraient lunatiques et, sur leurs écrans, des paroles
frappantes s'écriraient à l'envers.
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