Le ménage (03.10.02). J'ai le souvenir d'un article
lu dans le journal Libération à la fin des années
70. Le titre était : "20 000 lieues sous la merde".
Une femme vivait avec ses deux enfants dans un appartement situé
dans une cité de banlieue pas très gaie. Elle faisait
des ménages dans une institution de l'État, ce qui
n'est pas non plus un cadre de travail follement enjoué.
Les enfants à l'école n'avaient pas de problèmes
particuliers. Pas de problèmes avec les voisins pendant des
années. Et puis, par un beau jour d'été, des
odeurs, des suintements, des bruits, ont obligé les voisins
à faire venir les pompiers. Bref : on ouvre la porte et l'on
voit un appartement entièrement envahi d'ordures à
hauteur d'homme, excepté une tranchée allait de l'entrée
au frigo, du frigo à l'évier et la baignoire, et aux
lits.
Me restent en mémoire certaines paroles de cette femme interrogée
par le journaliste : "À l'école, mes enfants
n'avaient aucun problème, ils étaient toujours propres"
"Un jour je n'ai pas descendu les poubelles, et puis
un autre, au bout d'une semaine il était trop tard"
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