Si on veut bien regarder, cependant, ce que tout ceci signifie
en chiffres, on constatera que le nombre de places de détention
en IPPJ est de 60 en Flandre et de 50 en partie francophone. On
ne parle donc pas d'autre chose que de deux autobus. En termes statistiques,
une tempête et un verre d'eau. En matière symbolique,
quelque chose de l'ordre de l'effet "papillon" : le mineur
qui a, samedi dernier, frappé et volé un pharmacien
peut tout aussi bien déclencher l'intrusion de techniques
populistes dans la vie politique fédérale. Nous voilà
donc avec un nouveau pays, dans l'Union, où la question des
mineurs devient première. Ce que "la vie fait de nos
bébés" est pourtant une affaire suffisamment
partagée pour s'éviter le passage obligatoire par
la case extrême droite. On peut se demander si les magistrats,
qui semblent jouer habilement avec les dissensions communautaires
dans cette histoire, n'ont pas décidé tous seuls de
commencer à polluer la campagne électorale.
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