mais ça concerne tous les ages, pas seulement les jeunes. C'est inhérent à la politique moderne: l'électeur veut qu'on lui promette quelque chose de grandiose, alors le politicien le lui promet pour être élu (Kohl a voulu transformer l'est de l'Allemagne en un "paysage fleurissant" avant sa dernière réélection) et après c'est la gueule de bois qui s'appelle réalité et tout le monde est déçu (l'est ne fleurit toujours pas, et Kohl a perdu en 98).
Je ne crois donc pas que cet enjeu ait changé réellement depuis la dernière élection: Il y a beaucoup d'électeurs qui ne comprennent pas l'importance du scrutin. On peut donc dire que c'est un enjeu de mobiliser ces électeurs, mais ce n'est pas, selon moi très différent de l'élection il y a 4 ans.
Il me manque d'éléments pour pouvoir vraiment dire, si les jeunes sont plus déçus que la moyenne de ceux qui ne votent pas ou alors si c'est surtout les jeunes qui ne votent pas, mon collègue qui s'occupe des statistiques n'est pas disponible...

M.D.

De Brüssel, Andrea Seidenstücker

Certainement qu'il y a une partie des jeunes qui sont très déçus, les chômeurs, ceux qui n'arrivent même pas à trouver une possibilité pour se former dans une profession, ceux qui habitent dans des régions de l'est chaque fois plus dépeuplées et qui eux aussi ne voient plus de perspective sauf celle de s'en aller ailleurs. Il y a là peut-être le plus grand potentiel de votes d'extrême droite. Mais cela ne vaut pas pour toute la jeunesse, ni de l'est ni de l'ouest.
Le plus grand enjeu de ces élections est à mon avis la question de savoir si les partis réussiront à mobiliser l'électorat pour aller voter, contre cette lassitude un peu généralisée, causée par le manque de différences idéologiques entre surtout les deux grand partis, qui se disputent le "centre".

A.S.

86