Médiatique (13.09.02) Il s'agit de saisir un stéréotype
dans sa flambée. Une petite phrase fossilisée que
l'on entend assez souvent pour qu'elle soit familière et
pour qu'on soit à peu près sûr qu'en y ayant
recours, secrète infamie, on produit du consensus en toute
circonstance, de la connivence presque graveleuse. Le stéréotype
victorieux traverse tous les milieux sociaux, du diplomate au sociologue,
en passant par le sans domicile fixe.
Le voici. La presse, les "médias" - mot qui à
lui seul concentre toutes les infamies et que l'on entend mieux
avec l'adjectif "médiatique" qui est une quasi
injure - fabrique du faux, de la mousse du mensonge : ils exagèrent
et oblitèrent, ils , "les journalistes ", ne sont
pas "sérieux", ils veulent vendre en nous accrochant
avec des Unes gonflées de faux, nous sommes gavés
d'une écume empoisonnée.
Un stéréotype règne lorsque ses assises sont
nombreuses et hétérogènes. Ici, il faut citer
le rapport au temps de l'actualité "médiatique":
les séquences sont discontinues et ce qui faisait la une
pendant quelques mois, ou quelques jours, se retrouve absolument
évacué de la phase suivante.
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