"127 Bis"
Centre de rétention pour candidats réfugiés
Bruxelles Belgique
On sent chez les directeurs d'école la tentation du geste de Salomon : les couper en deux afin qu'ils soient quatre ? Et chez les autorités locales, un dilemme du genre d'Abraham: sacrifier une des écoles sur l'autel de l'affadissement démographique et des règlements administratifs, espérant que l'État, en dernier recours, retienne la main ? On se dira qu'il y a plus simple. La Belgique ne manque pas de réfugiés, le ministre de l'Intérieur le claironne tous les jours. Un seul petit Kirghize, Sierra-léonais ou Kurde ferait l'affaire. Il sauverait les sauveteurs et l'éducation fédérale. Oui, mais alors, sans doute qu'il faudrait aussi se battre pour conserver les parents, pour leur faire des dossiers nickel, les défendre en commission d'agrément et leur éviter le charter. Vous voyez un peu le travail, quand on manque de gens et qu'on n'en veut pas d'autres? Les Allemands récemment ont rouvert les portes d'une immigration "qualifiée": verra-t-on, demain, la Belgique ouvrir ses bras à des étrangers "scolarisables" ? Gesves, le village dont le Prince était deux enfants.
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