mon avis, des efforts économiques réalisés pour l'est du pays. Bien évidemment, nous ne sommes plus ceux qui peuvent donner des leçons en terme de rigueur budgétaire (et ce n'est pas plus mal, on a déjà une assez mauvaise réputation sur ce point...) : les caisses sont vides grâce à la politique du gouvernement Kohl. Mais si la situation ne s'aggrave pas, et le gouvernement actuel a fait des efforts dans ce sens, nous allons garder une place importante en Europe, peu importe notre situation budgétaire. Maintenant, juste avant l'ouverture du Salon de l'automobile de Paris, l'industrie de la bagnole regarde un peu jalousement les innovations des constructeurs français....mais malgré l'importance de ce secteur économique pour l'industrie allemande, et même si c'est lié à la dépression actuelle de l'économie allemande, je crois que tout ça est plutôt une suite du 11 septembre qu'une conséquence de la réunification.

M.D.

De Brüssel, Andrea Seidenstücker

S'il est vrai de dire que l'Allemagne était une démocratie développée et mûre avant la chute du mur, c'était plutôt le cas au niveau interne, car il y avait quelques facteurs limitants dus à la division du pays et à la situation créée dans l'après-guerre, c'est-à-dire le statut des Alliés ou l'autolimitation de l'Allemagne en ce qui concerne la politique de défense et de sécurité. Avec la chute du mur, le pays a dû trouver une nouvelle place dans le rapport de force européen et global, en même temps qu'il s'est réorganisé à l'intérieur. La tâche historique "intérieure" s'est révelée plus ardente que ce qu'on pensait et a de lourdes conséquences au niveau économique. Vers l'extérieur, c'était moins douloureux, mais pas facile non plus en tant que grand pays européen, membre de l'Otan , non-membre du Conseil de Sécurité et moteur historique de l'UE avec la France. Il s'agit peut-être plutôt d'un processus de normalisation en Europe, ou les états et les relations ont beaucoup évolué depuis la seconde guerre.

A.S.

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