© Michael Kenna in " L'IMPOSSIBLE OUBLI "
Editions Marval
Dominique Perben, le garde des Sceaux, n'a-t-il pas dit, d'ailleurs, qu'il n'était pas sûr "qu'il soit logique de tirer un enseignement général d'un cas très particulier qui est celui de M. Papon" ? Retenons donc la seule chose sûre aujourd'hui : on a remis un sale type dans la rue et il y est allé tout seul et debout, malgré son état de santé "durablement incompatible avec la détention". On finira par en avoir assez de ces crapules dures à mourir, paraplégiques un jour, danseurs mondains le lendemain. Nous serions fondés, en effet, à compter les jours séparant Papon de sa fin pour nous assurer qu'on ne nous a pas une nouvelle fois joués. Aujourd'hui, Maurice Papon est un Français libre. C'est même la première fois de sa vie que cela lui arrive. Voilà un homme qui est passé de la banalité du mal à la banalité de la maladie. Un cercle parfait.
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