Dominique Perben, le garde des Sceaux, n'a-t-il pas dit, d'ailleurs,
qu'il n'était pas sûr "qu'il soit logique de tirer
un enseignement général d'un cas très particulier
qui est celui de M. Papon" ? Retenons donc la seule chose sûre
aujourd'hui : on a remis un sale type dans la rue et il y est allé
tout seul et debout, malgré son état de santé
"durablement incompatible avec la détention". On
finira par en avoir assez de ces crapules dures à mourir,
paraplégiques un jour, danseurs mondains le lendemain. Nous
serions fondés, en effet, à compter les jours séparant
Papon de sa fin pour nous assurer qu'on ne nous a pas une nouvelle
fois joués. Aujourd'hui, Maurice Papon est un Français
libre. C'est même la première fois de sa vie que cela
lui arrive. Voilà un homme qui est passé de la banalité
du mal à la banalité de la maladie. Un cercle parfait.
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