Adoptions (12.09.02). On pouvait lire dans la presse,
ces jours-ci, la nouvelle que l'Afrique du Sud accorde aux couples
homosexuels le droit d'adopter un enfant. Quand on touche la période
cruciale de l'enfance, on se rapproche d'une zone sacrée
où les sensibilités sont à vif. Ici je vais
proposer l'évolution de ma réflexion sur cette question
difficile.
D'un côté, à l'évocation des deux mots
" papa et maman ", prononcés par une petite voix
enfantine, un vagissement tragique naît en nous : comment
ne pas penser que l'enfant a besoin de ses deux parents, où
le couple hétérosexuel offre une remarquable différence.
Toute la question ici est celle du statut moral et emblématique
que l'on accorde à la normalité et donc à la
sexualité et à la différence des sexes : est-ce
qu'il faut prendre comme modèle normatif la reproduction
biologique ? Il semble impossible de ne pas accepter dans un premier
temps ce mouvement surgit des tréfonds, où le nourrisson
vagissant en nous semble avoir besoin des deux, voire surtout d'elle,
sa maman.
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