En ce jour du mercredi 18 septembre 2002. Tandis que l'on apprend que les formalités du permis de bâtir vont être simplifiées en Wallonie, les procédures de naturalisation en Belgique se compliquent. La Commission parlementaire statuant sur les dossiers n'est pas seulement débordée, elle est aussi empêchée. Les délais légaux accordés aux divers organismes de ressort (Office des Étrangers, Sûreté de l'État, Parquets,…) chargés d'enquêter sur le bien-fondé des demandes étant souvent dépassés, le Ministre de la Justice les a autorisés à formuler des "avis défavorables temporaires" qui, de facto, empêchent les députés de prendre parti. Certains y voient comme une tentation rampante de rendre impénétrables les voies de la naturalisation. Ce n'est sans doute pas faux. Et cela revient à questionner, une nouvelle fois, cette façon que nous avons, en Europe, de fonder la citoyenneté sur la nationalité. Pourtant, ainsi que le rappelait Michel Gheude, "est naturel de qui n'a pas nécessité d'intervention humaine. Le naturel s'oppose à l'artificiel comme l'inné s'oppose à l'acquis.
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