Un livre bref mais qu'on ne peut lire d'un trait car chaque
chapitre impose au lecteur de prendre un temps d'arrêt, de
demander au conteur un moment de répit. On ne partage pas
impunément la sauvagerie d'une foule qui lapide une femme.
On n'écoute pas sans malaise le prêche d'un mollah
fanatique. On ne garde pas facilement les yeux ouverts sur un univers
dont la langue officielle est la cravache. Les hirondelles de
Kaboul est un roman déterminé qui décrit
avec simplicité la plus grande confusion des idées,
des sentiments et des relations humaines. Autrement dit un livre
terrible. Qui montre sans impatience, sans excès, sans complaisance
aucune, comment le totalitarisme islamiste, car il faut le dire
et le redire, l'islamisme est un totalitarisme, comment ce totalitarisme,
comme tous les totalitarismes, détruit toute forme de vie
possible.
Pourquoi ce détour romanesque par Kaboul ?
J'ai eu besoin de me prouver que j'étais capable de parler
d'autre chose que de l'Algérie. Ça m'a permis de transcender
toutes mes ressources émiettées par le
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