En ce jour du 17 septembre 2002. Pour la rentrée
scolaire, on fera court. La Belgique abonne les élèves
de l'enseignement primaire à la presse quotidienne, la Roumanie
offre aux enfants des écoles du lait et des croissants, la
France contrôle ses lycéens au moyen du système
informatique des code-barres. Nous voilà donc hésitants
entre les figures de la formation, de l'hygiène et de la
sécurité. La Belgique fait le constat que ses écoliers
sont mal informés, la Roumanie qu'ils sont mal nourris, la
France qu'ils sont mal embouchés. Car les élèves
sont mal élevés, voilà le problème.
L'école, alors, fait prothèse. Elle s'entremet là
où le parent manque. Car le parent mal élève,
c'est l'autre question. Il manque, selon les régions, d'intérêt,
d'argent ou d'autorité, séparément ou tout
à la fois. Car un écolier roumain nourri ne fait pas
un écolier roumain informé ni discipliné. Et
un lycéen français contrôlé ne fait pas
un lycéen français informé et bien alimenté.
Et le reste à l'avenant. C'est pourquoi l'État, lui,
a décidé de bien élever. On ne l'a peut-être
pas vu tout de suite, mais l'État aussi est rentré
à l'école en septembre.
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