Riefesntahl (02.09.02). Ma chronique du matin? C'est une
invitation à partager une courte promenade, un peu pressée.
C'est l'offre d'un petit bouquet, où tente de se déplier,
encore embroussaillée, une espèce de pensée
: ivre de liberté promise, c'est au galop qu'elle se heurte
à son propre cadre. Voilà comment je vois ma chronique.
Aujourd'hui, par exemple, voici : en lisant ce mois d'août
les différents dossiers de presse autour de l'anniversaire
de la centenaire Leni Riefenstahl , une sorte d'épuisement
épouvanté me saisit. Sa biographie n'est pas mon propos
ici, mais plutôt l'irrépressible désir de juger
que sa lecture produit: en effet, cinéaste et photographe
brillante, elle a vu le sommet de sa carrière coïncider
avec l'apothéose nazi immortalisée par elle dans ses
films, passons. Jusqu'où fut-elle militante? Jusqu'où
faut-il séparer l'esthétique du politique ? Jusqu'où,
excusez-moi, cette femme remarquable pue-t-elle d e l'âme
? Est-ce que le constat féministe de sa belle carrière
suffit à sauver son souvenir?Dans la plupart des commentaires,
le fait qu'en 1973 elle ait réalisé un livre de photographies
célèbres
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