Aussi bien, jouant à ce petit jeu de la double nationalité,
je me suis vu un peu suédois ce week-end. Je suis content
de moi, j'ai contribué à mettre un coup d'arrêt
à la faillite de la social-démocratie en Europe. Par
romantisme, je me serais bien senti également italien et
manifestant romain, mais une chose est sûre, c'est que le
week-end prochain, je zapperai sur une nationalité allemande.
Parce que chez Schröder notamment, tout englué entre
les inondations et l'Irak, il existe un point aveugle qui est précisément
celui de l'Europe. Entre le local (les crues) et l'international
(la guerre), les politiciens allemands oublient qu'ils habitent
entre Schengen et Helsinki. Alors vite, soyons doubles, votons double,
voyons double, devenons demain ivres de notre propre histoire.
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