Lautresuite13.09.02 (1). On pensait l'affaire "Bouchelaleg"
bouclée. On se souviendra qu'au début du mois de juillet
dernier, ce menuisier algérien, résidant en France
depuis vingt ans, marié à une Française, père
de six enfants et de santé mentale fragile, avait failli
être expulsé du pays, au terme de peines de prison
encourues pour une série successive de délits mineurs.
C'est ce qu'on appelle une "double peine". Le ministère
de l'Intérieur avait décidé d'abroger cet avis
d'expulsion après une campagne menée tant par des
élus de gauche que de droite, se mobilisant autour de ce
type de punition où la privation de liberté ne semble
pas suffisante à l'effectivité de la peine. Ce mercredi11
septembre, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a
fait savoir qu'en raison d'une "erreur de procédure",
cette abrogation était annulée. Une nouvelle condamnation
à une peine de prison en serait la cause. Par malheur, cette
condamnation est antérieure à la décision d'abrogation
de juillet. Il n'existe donc pas d'éléments nouveaux
dans ce dossier. Ce qui fait dire aux opposants au principe de la
"double peine" que " la machine du ministère
de l'Intérieur
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