ministre a estimé que "les Marocaines qui apprennent à nager, c'est très bien, mais qu'elles le fassent avec les autres. Ce n'est qu'en prenant part à des projets s'adressant à tout le monde que les allochtones peuvent apprendre le néerlandais". Sur l'accueil de réfugiés aux Pays-Bas, le ministre est tout aussi inflexible: "Compte tenu de l'extensibilité limitée de la société néerlandaise" Nawijn estime nécessaire de réduire encore davantage le nombre de demandeurs d'asile, notamment en n'admettant plus que des réfugiés européens aux Pays-Bas. Les réfugiés d'Afrique, d'Asie et peut-être aussi du Moyen-Orient doivent être accueillis dans leur propre région : "Pour le prix de l'accueil d'un réfugié ici, on peut en accueillir vingt en Afrique." Le gouvernement Balkenende, dans une position précisée le 9 septembre dernier, ne s'est distancié des propos du ministre que sur un seul point: sa proposition d'expulser du pays les criminels néerlandais d'origine marocaine, après leur avoir retiré leur passeport. Lors du vote du Budget, le ministre proposera donc des financements afin de mettre en œuvre ses propositions.
Lautresuite 10.09.02(3). Depuis un certain temps, une controverse se déroule en Belgique sur le rôle exact que doivent jouer les travailleurs sociaux dans l'accueil des demandeurs d'asile et des sans-papiers. Ces employés - au plus proche de la situation quotidienne des réfugiés, notamment en matière de soins de santé - ont en effet été régulièrement sollicités par le gouvernement afin d'identifier les personnes en situation irrégulière et de transmettre leur dossier aux instances policières. À chaque fois, le gouvernement s'est heurté à une fin de non-recevoir, entraînant dans certains cas des mouvements de grève et de contestation. L'on apprend aujourd'hui que la Ville d'Anvers se serait associée à un tel projet consistant à repérer les illégaux, au travers de ses services sociaux, et à communiquer leurs coordonnées à l'Office des Étrangers afin de faciliter leur expulsion du territoire. Si la Ville dément aujourd'hui un tel accord, il semble que du côté du ministère de l'Intérieur l'on se montre particulièrement déçu du manque de coopération des communes et de leurs services pour l'application de la loi.
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