Cette question de l'élargissement faisait pourtant intégralement partie du programme gouvernemental négocié lors de l'accord de coalition en février 2000. Le bras de fer ne s'est cependant pas déroulé uniquement entre le FPÖ et l'ÖVP mais également au sein du parti libéral même. Ainsi de la vice-chancelière et présidente du parti Susanne Riess-Passer et de ses ministres, jugés trop modérés par Jörg Haider: un congrès extraordinaire prévu pour le 20 octobre prochain scellera sans doute leur sort et permettra à Haider d'emmener son parti - en perte de vitesse dans les sondages - vers une nouvelle radicalisation, sans doute plus porteuse électoralement. Le Chancelier Schüssel, quant à lui, ne renonce apparemment pas à envisager une nouveau tour gouvernemental avec le FPÖ. Insistant sur le fait que "la coalition n'a pas échoué sur des questions de fond, mais à cause de la susceptibilité de certaines personnes", il s'est refusé, dans ses interventions, à mettre en cause le
rôle que Haider a joué dans sa chute, préférant s'en prendre à des seconds couteaux. Aucune sorte de commentaire sur la chute du gouvernement autrichien n'a été fait jusqu'ici par les instances européennes. Pourtant, les prochaines élections prévues pour fin du mois de novembre prochain, donneront l'occasion au FPÖ de resserrer ses positions envers l'élargissement et, sans doute, de revenir sur sa proposition de veto autrichien à l'adhésion de la République tchèque.

En savoir plus sur les rapports de Haider et de la République tchèque, vus de Prague :
la centrale nucléaire de Temelin :
http://www.radio.cz/fr/article/26081
la campagne pour le veto:
http://www.radio.cz/fr/article/12965
http://www.radio.cz/fr/article/13438
15