| "Mardi 20 octobre 1998, je lis dans Le Monde : "La guerre d'Algérie sera commémorée à l'Arc de triomphe". Stupéfaite, je pensais naïvement qu'il existait déjà un monument commémorant la guerre d'Algérie. En banlieue, j'avais remarqué des plaques de rues portant l'inscription Rue du 19 mars 1962, fin de la guerre d'Algérie. Alors, pourquoi ce vide à Paris intra muros ? ". Sakina Arrar, née en 1978 à Paris, est étudiante en 4ème année à lEcole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Ses images, dans leur simplicité et leur aridité, dévoilent un vide, un manque, une absence. Un passé devant lequel il est effectivement fort peu possible de passer : la mémoire urbaine et publique de la guerre d'Algérie est surtout pudique. Elle est confinée et banlieusarde, c'est - à - dire mise au ban. Quelques images de Sakina Arrar, donc, qui en montrant peu, disent tout. Dès que nous avons vu son travail, lors de l'exposition "Des Territoires", à Paris, l'an dernier, nous avons voulu vous le proposer. C'est fait. |