| Trente
ans de déclarations |
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| Edmond Leburton
I 26/01/73 23/10/73 coalition socialiste, libérale et chrétienne “notre volonté réelle est de rapprocher les centres de pouvoir des citoyens ” ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
(...)
Les peuples s'emploient à mettre fin à leurs conflits, à
renforcer leurs solidarités et à développer entre
eux des rapports nouveaux. Un accord de cessez-le-feu au Vietnam vient
d'être signé et chacun se met à espérer qu'au
plus long conflit de ce dernier quart de siècle, succède
une paix véritable. D'autres espoirs naissent au moment où
la Conférence d'Helsinki paraît pouvoir se tenir dans les
meilleurs délais et aboutir à des résultats concrets
et constructifs. Pendant vingt ans, la construction européenne
s'est articulée autour des six États. On doit se réjouir
de l'élargissement intervenu le 1er janvier, qui associe à
présent à notre effort d'autres nations qui partagent notre
héritage commun. Par ailleurs, les initiatives prises en faveur
de la coopération au développement envers les pays du tiers
monde, amènent les parlements et les gouvernements à engager
des moyens humains financiers et techniques de plus en plus importants
dans cette grande entreprise de solidarité. Déclaration inaugurale du premier gouvernement Leburton du 30 janvier 1973 in les "Annales parlementaires". |
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| Edmond Leburton
II 23/10/73 25/04/74 coalition socialiste, libérale et chrétienne “Ce budget se caractérise par l'équilibre entre les dépenses et les recettes à l'ordinaire” ![]() ![]() ![]() ![]() |
(...)
Le gouvernement s'est mis d'accord pour assurer la mise en exécution
rapide de la régionalisation dans une première phase et
avant la fin de la présente législature. Celle-ci tiendra
compte d'un meilleur fonctionnement et d'une rationalisation des institutions
existantes... (...) En ce qui concerne la réforme des forces armées,
après la large concertation préalable des Commissions de
la Défense nationale, des Affaires étrangères et
de l'Intérieur, concertation entamée jeudi dernier 18 octobre,
le gouvernement déposera un projet de loi portant réforme
des forces armées, adoptée en Conseil des Ministres le 10
septembre. |
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| Léo Tindemans
I 25/04/74 03/06/77, coalition PSC/CVP - PLP/PVV - RW - PRLW cette première législature connaîtra de multiples remaniements des partis de la coalition. "La préparation au mariage et à la vie familiale devra être mieux organisée" ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
|
(...)
Le gouvernement est résolu à situer les relations entre
le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif dans un climat
nouveau. La recherche de l'équilibre entre ces deux pouvoirs est
le problème de la démocratie parlementaire. (...) Il appartient
au Parlement d'exercer pleinement, plus encore que dans le passé,
sa fonction de contrôle. Par contre, le pouvoir exécutif
doit être prémuni contre les abus éventuels. (...)
Il est important de souligner qu'un large assentiment semble se dessiner
pour que soit immédiatement entreprise la régionalisation.
Le gouvernement s'adresse avec insistance à tous les membres du
Parlement qui voient dans cette solution un développement heureux
de nos problèmes institutionnels et communautaires, de manière
telle qu'en commun ils fassent un ultime effort pour éliminer les
dernières difficultés et approuvent rapidement par une majorité
qualifiée la loi sur la régionalisation. (...) Le gouvernement
veut avant tout contribuer à ce que l'avenir apporte la grande
réconciliation non seulement entre les peuples en général
mais surtout entre les communautés et les régions dans notre
propre pays et entre tous nos concitoyens.. (...) L'option fondamentale
du gouvernement en matière de politique socio-économique
sera axée sur l'amélioration de la qualité de la
vie et sur la poursuite d'une croissance économique judicieuse.
Ces objectifs supposent, entre autres une priorité pour les institutions
de services collectifs dans le domaine de la santé, de l'enseignement,
de la culture, de la vie en plein air, de la protection de l'environnement,
du logement, des transports en commun, etc. Ainsi, on réalisera
en même temps une répartition plus équitable de la
prospérité. (...) La politique financière et budgétaire
du gouvernement prendra une place importante dans la lutte contre l'inflation.
(...) Le volume des dépenses courantes doit se situer à
un niveau compatible avec l'objectif d'équilibre du budget ordinaire.
(...) L'objectif doit être d'éviter le recours à des
financements monétaires, en ce compris les emprunts extérieurs,
qui apporteraient un aliment supplémentaire aux pressions inflationnistes.
(...) Le respect de la personne humaine et de la vie restent dans notre
société d'aujourd'hui et de demain le fondement de la politique
en matières de problèmes éthiques. (...) |
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Léo Tindemans
II Coalition :PSC/CVP
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(...)
Le gouvernement est résolu à situer les relations entre
le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif dans un climat
nouveau. La recherche de l'équilibre entre ces deux pouvoirs est
le problème de la démocratie parlementaire. (...) Il appartient
au Parlement d'exercer pleinement, plus encore que dans le passé,
sa fonction de contrôle. Par contre, le pouvoir exécutif
doit être prémuni contre les abus éventuels. (...)
Il est important de souligner qu'un large assentiment semble se dessiner
pour que soit immédiatement entreprise la régionalisation.
Le gouvernement s'adresse avec insistance à tous les membres du
Parlement qui voient dans cette solution un développement heureux
de nos problèmes institutionnels et communautaires, de manière
telle qu'en commun ils fassent un ultime effort pour éliminer les
dernières difficultés et approuvent rapidement par une majorité
qualifiée la loi sur la régionalisation. (...) Le gouvernement
veut avant tout contribuer à ce que l'avenir apporte la grande
réconciliation non seulement entre les peuples en général
mais surtout entre les communautés et les régions dans notre
propre pays et entre tous nos concitoyens.. (...) L'option fondamentale
du gouvernement en matière de politique socio-économique
sera axée sur l'amélioration de la qualité de la
vie et sur la poursuite d'une croissance économique judicieuse.
Ces objectifs supposent, entre autres une priorité pour les institutions
de services collectifs dans le domaine de la santé, de l'enseignement,
de la culture, de la vie en plein air, de la protection de l'environnement,
du logement, des transports en commun, etc. Ainsi, on réalisera
en même temps une répartition plus équitable de la
prospérité. (...) La politique financière et budgétaire
du gouvernement prendra une place importante dans la lutte contre l'inflation.
(...) Le volume des dépenses courantes doit se situer à
un niveau compatible avec l'objectif d'équilibre du budget ordinaire.
(...) L'objectif doit être d'éviter le recours à des
financements monétaires, en ce compris les emprunts extérieurs,
qui apporteraient un aliment supplémentaire aux pressions inflationnistes.
(...) Le respect de la personne humaine et de la vie restent dans notre
société d'aujourd'hui et de demain le fondement de la politique
en matières de problèmes éthiques. (...) |
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Paul Vanden
Boeynants
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(...)
Le programme du gouvernement qui se présente devant vous est à
la fois limité et important: limité, car la vie du gouvernement
sera de courte durée ; important, car les décisions que
nous devrons prendre ouvriront la voie à des changements significatifs
dans la vie de notre pays. |
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Wilfried Martens
I
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(...) Le gouvernement qui se présente devant vous doit faire face à un double défi : comment les Belges vont-ils s'organiser mieux pour vivre ensemble et comment vont-ils faire face à la crise économique ? La stabilité du gouvernement et le succès de son action dépendront notamment de sa capacité de réaliser avec le parlement la réforme de l'État et ainsi de restaurer la confiance entre les Communautés et les Régions de la Belgique. C'est la raison pour laquelle un volet important de l'accord gouvernemental est consacré à cette réforme. (...) de nombreux problèmes se présentent de façon différente selon les Communautés et les Régions. C'est pourquoi il est nécessaire de créer, par le biais d'une réforme équilibrée, les cadres institutionnels grâce auxquels l'État, les Communautés et les Régions pourraient assumer, de manière adéquate et efficace leurs propres responsabilités. (...) Le gouvernement proposera de réaliser à court terme une phase transitoire mais irréversible de la Réforme de l'État, par la modification d'un nombre restreint d'articles de la Constitution et par des dispositions légales qui appliqueront l'article 107quater et élargiront l'autonomie culturelle. (...) La restauration d'un climat général sain dans le domaine socioéconomique constitue une autre condition d'une politique efficace. Un pays où les citoyens ne font pas preuve de solidarité envers les moins favorisés, et qui ne stimule pas l'initiative, le goût du risque et la responsabilité, choisit l'appauvrissement à terme. En conséquence, le gouvernement estime devoir prendre l'initiative d'une large concertation globale associant les interlocuteurs sociaux à la mise en œuvre de la politique d'ensemble aujourd'hui indispensable. (...) Afin d'assurer à cette concertation l'ampleur et le caractère commun de l'effort à entreprendre, cette concertation devrait porter notamment sur les objectifs suivants : - Réduction progressive du temps de travail, l'objectif général
étant la réalisation, pour fin 1981, de la semaine de 36
heures. Le gouvernement prendrait simultanément des mesures afin d'amener
les autres revenus à la même modération. (...) Comme
le prévoit l'Accord gouvernemental, la politique de résorption
du chômage sera poursuivie et une véritable politique industrielle
de reconversion et de rénovation sera mise en œuvre. De même,
les réformes concernant la politique énergétique
et les secteurs financiers seront exécutées. Notre industrie
devra créer de nouveaux produits pour de nouveaux marchés
extérieurs. À cette fin, les efforts en matière de
recherche scientifique et de promotion du commerce extérieur devront
être intensifiés. La valorisation des atouts propres aux
P.M.E. est une nécessité ; elle doit être amplifiée.
(...) La démocratisation de l'économie sera poursuivie en
ce compris sa dimension régionale. La politique de stabilité
du franc belge et la lutte contre l'inflation seront menées avec
toute la détermination et les moyens nécessaires. (...)
Le budget de l'État doit être transformé en un instrument
opérationnel et efficace de politique économique et sociale,
centré en priorité sur la promotion de l'emploi et le redressement
de notre économie. La pression fiscale globale ne sera pas alourdie
et sera répartie plus équitablement. (...) La politique
sociale du gouvernement visera en premier lieu l'amélioration du
sort des moins favorisés de notre société. La politique
de bien-être contribuera à garantir les chances maximales
d'épanouissement et de participation de tous. (...) La politique
étrangère doit s'intégrer davantage dans un ensemble
européen. L'objectif ultime de notre politique européenne
réside dans l'édification de structures fédérales
favorisent l'épanouissement des peuples, des régions et
des personnes. (...) La politique à l'égard du tiers-monde
doit tenir compte de la nouvelle répartition internationale du
travail. Wilfried Martens, alors Président du CVP (Parti catholique flamand), succède à Paul Vanden Boeynants à la fonction de Premier ministre. Il occupera cette place à neuf reprises entre 1979 et 1992. À la tête d'une coalition réunissant le CVP, le PSC, le PS, le SP et le FDF, Martens aura pour principal objectif l'achèvement de la réforme des institutions politiques. Le seize janvier 1980, le gouvernement sera remanié suite à la révocation de trois ministres et secrétaires d'état FDF. La Chambre et le Sénat accorderont leur confiance à la nouvelle formation évitant ainsi la chute du gouvernement. On parle alors de gouvernement Martens II.
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Wilfried Martens
III
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(...)
C'est à un moment particulièrement difficile de l'histoire
de notre pays que le gouvernement se présente devant vous. Nous
devons faire face à la fois à une crise de confiance entre
les Communautés et les Régions et à une crise économique
qui se prolonge. Sur le plan international aussi, les motifs de préoccupation
ne manquent pas. Le gouvernement ne sous-estime pas l'ampleur des difficultés
auxquelles notre pays est confronté. Mais il est décidé
à agir rapidement, avec cohésion et détermination,
pour rétablir la confiance et remplir sa double tâche prioritaire
: réformer les institutions et répondre aux grands défis
de l'heure : création d'emplois, sauvegarde des acquis de la sécurité
sociale, redressement de l'économie, maîtrise des finances
publiques. En ce qui concerne la réforme de l'État, les
négociations qui ont présidé à la formation
du gouvernement ont fait apparaître rapidement qu'un large consensus
existe entre les partis gouvernementaux sur les nouvelles structures politiques
des Communautés flamande, francophone et germanophone ainsi que
la région wallonne. En revanche, d'importantes divergences subsistent
en ce qui concerne la solution de l'ensemble de la problématique
bruxelloise. (...) Étant donné que le présent Parlement
est constituant et qu'un large consensus existe sur les structures politiques,
l'accord de gouvernement opte pour la réalisation d'une réforme
définitive des institutions. Le gouvernement fera immédiatement
des propositions à la Chambre et au Sénat, visant à
revoir une dizaine d'articles de la Constitution, afin de créer
le cadre constitutionnel pour la réforme envisagée. Celle-ci
a pour but d'accorder aux entités régionales et communautaires
une large autonomie pour les matières culturelles, personnalisables
et régionales. (...) Dans un stade ultérieur, le gouvernement
déposera également des propositions de révision de
la Constitution et des projets de loi visant à réformer
le Sénat. Au préalable, la répartition des compétences
entre la Chambre et le Sénat devra cependant faire l'objet d'une
discussion fondamentale au Parlement. (...) Sur le plan économique
et social, la promotion de l'emploi et la lutte contre le chômage
constituent la préoccupation prioritaire du gouvernement. |
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Wilfried Martens
IV
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"Notre
pays connaît une situation économique et sociale difficile
dans un environnement international déprimé et instable.
Si des mesures énergiques de redressement ne viennent pas rapidement
s'ajouter aux actions déjà entreprises, c'est la population
tout entière qui subira les conséquences de la crise et
c'est son avenir qui sera dangereusement menacé. Le gouvernement
se présente donc aujourd'hui devant vous avec un plan de redressement
économique et social d'ensemble. (...) Ce redressement va requérir
l'adhésion et la collaboration de toute la population. C'est la
raison pour laquelle la concertation sociale se poursuivra. Le gouvernement
y soumettra une série de propositions-clefs de son plan de redressement,
portant notamment sur la promotion de l'emploi, la modération des
revenus et l'assainissement financier de la sécurité sociale.
Vu l'importance de l'enjeu, le gouvernement envisage qu'une Conférence
nationale du travail extraordinaire constitue l'aboutissement de cette
concertation sociale. (...) Sous peine de voir le niveau de vie de notre
population se détériorer peu à peu, nous devons réaliser
un vaste programme d'investissement pour économiser l'énergie
et rénover notre outil industriel. (...) Ceci suppose que l'assainissement
des finances publiques soit résolument poursuivi, que la rentabilité
des entreprises soit rétablie et que la progression des revenus
soit modérée. (...) Le point le plus important du plan de
redressement concerne la politique de l'emploi. Les différentes
politiques, notamment en matière industrielle, énergique,
agricole et de promotion des exportations, doivent contribuer à
améliorer globalement l'emploi. (...) Enfin, le souci de promouvoir
les emplois nouveaux et de freiner la diminution des emplois existants
a conduit le gouvernement à proposer l'introduction d'une modération
réelle des revenus dans tous les secteurs. (...) Il s'agit de préparer
l'avenir en affectant plus de ressources à l'investissement productif,
seul capable d'asseoir la croissance future sur des bases solides et en
particulier d'engendrer la création d'emplois durables. |
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Marc Eyskens
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La
déclaration sur la politique à suivre, que le gouvernement
soumet à votre approbation, est brève. Je constate que la
crédibilité de longues bibles gouvernementales est entamée.
Les circonstances sont si changeantes et la politique doit pouvoir s'y
adapter si rapidement que des contrats gouvernementaux détaillés
s'avèrent souvent inefficaces. Les options générales
de la politique de ce gouvernement se rallient à celles du gouvernement
Martens IV (...) |
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Martens V coalition CVP/PSC -
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Nous
vivons dans un pays qui est l'un des plus prospères du monde. Seule
une partie très limitée de la population mondiale bénéficie
d'un niveau de vie équivalent à celui de la population belge.
(...) Ce bien-être est aujourd'hui très gravement menacé.
L'évolution qui favorisait des aspirations toujours croissantes
a été brutalement arrêtée. Sur le plan mondial,
des mutations profondes se produisent, en raison des hausses répétées
des prix pétroliers et de la nouvelle répartition internationale
de la technologie, du travail, et de la croissance entre pays riches,
pays d'ancienne industrialisation et pays en voie de développement.
La vieille Europe, entraînée par l'énorme accroissement
de la richesse mondiale, jusque dans un passé récent, subit
avec peine ces mutations. (...) Devant la montée des périls,
c'est le devoir du gouvernement de sortir des sentiers battus, et de mener
une nouvelle politique. Cette politique devra guider le processus de redressement.
(...) C'est le devoir du gouvernement de porter une particulière
attention à ceux qui sont les plus menacés par la crise.
Pour construire un nouvel avenir, il nous faut conjuguer toutes nos forces,
stimuler toutes nos capacités d'innovation et de production, et
rendre au pays la confiance en son ardeur au travail, son savoir-faire
et sa productivité. (...) Dans un petit pays comme le nôtre,
doté d'une économie très ouverte, le gouvernement
choisit résolument la seule issue possible, à savoir une
politique orientée vers la croissance économique, dont les
moteurs doivent être l'exportation, les investissements industriels
et la motivation au travail de la population. Pour mettre ce programme
en œuvre immédiatement et dans son entièreté,
le gouvernement demande au parlement des pouvoirs spéciaux jusqu'au
31 décembre 1982. (...) Un aspect important de cette politique
de redressement est la compression de tous les coûts de production.
Dans le domaine fiscal, la Belgique doit devenir de nouveau un pays attrayant
(...) le gouvernement estime que dans le cadre d'une politique globale
qui vise à promouvoir l'emploi, une modification temporaire des
modalités actuelles de la liaison à l'index est inévitable.
Dans le même temps, le gouvernement prendra toutes les mesures qui
sont de nature à freiner de manière équivalente à
tous égards la progression des autres revenus. (...) Une conséquence
de l'avènement de la société de bien-être a
été une certaine augmentation des égoïsmes individuels
et de groupe. |
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Martens VI coalition CVP/PSC -
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(...)
Les pays d'Europe occidentale se voient confrontés à un
double défi. D'une part, le bien-être de leurs populations
a été sérieusement compromis par une longue crise
économique (...), d'autre part, leur sécurité est
menacée par une succession d'actes de violence contre lesquels
ils se doivent de réagir efficacement. (...) Le gouvernement qui
se présente devant vous entend répondre à ce double
défi, calmement et résolument. Il entend continuer à
donner la priorité à la politique de redressement social
et économique, dont l'objectif essentiel est l'emploi. (...) La
compétitivité des entreprises sera maintenue en toute circonstance.
La lutte contre l'inflation sera poursuivie. (...) Notre économie
doit continuer à s'adapter au développement révolutionnaire
de la technologie ainsi qu'à la très vive concurrence internationale.
(...) Il convient donc d'encourager les entreprises à s'orienter
vers des activités nouvelles. (...) La politique industrielle et
la reconversion dans les régions à chômage élevé
seront poursuivies. (...) Le solde net à financer du Trésor
qui a été ramené de 13% du PNB à moins de
11% en 1985, continuera d'être réduit pour atteindre 7% du
PNB à la fin de cette législature. (...) La sauvegarde du
système de Sécurité sociale est donc pour le Gouvernement
un objectif prioritaire. Le système doit toutefois être réformé
plus avant afin de mieux répondre aux besoins changeants et aux
possibilités financières de l'économie et des finances
publiques. (...) La politique de redressement reste axée sur la
croissance de l'emploi et le recul du chômage en général
et de celui des jeunes en particulier. (...) Le gouvernement agira aussi
de façon plus intense pour améliorer la qualité de
la vie. (...) Pour favoriser l'objectivité de l'information, le
gouvernement garantira, dans le secteur de l'audiovisuel, un système
de concurrence et créera, entre autres grâce à la
publicité commerciale, des possibilités en faveur de l'initiative
privée. (...) Le gouvernement protégera davantage la vie
privée et la liberté des citoyens. Il poursuivra la modernisation
de l'appareil judiciaire et veillera à ce que soit rendue une justice
plus humaine et plus efficace. (...) La sécurité des citoyens
est essentielle dans un État de droit. (...) La collaboration et
la coordination des services de police, une meilleure répartition
de leurs missions, la centralisation des poursuites et de l'enquête
judiciaires en matières de grande criminalité et l'amélioration
de la prévention, de la formation et de l'équipement recevront
la priorité. Martens VI succède à Martens V. Les élections d'octobre 1985 voient la formation d'un gouvernement dont la composition ne varie guère du précédent. L'accent est mis, d'une part, sur un renforcement de la compétitivité des entreprises, sur l'équilibre de la balance des paiements ; d'autre part, sur l'assainissement des finances publiques et la promotion de l'emploi. Si la situation générale montre des signes d'amélioration, celle-ci reste toutefois contrastée. Le gouvernement Martens VI recourra, une fois encore, aux pouvoirs spéciaux. |
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Martens VII coalition CVP/PSC -
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Mesdames,
Messieurs, le Gouvernement se présente à vous avec un programme
limité, qu'il s'engage à mettre en œuvre à brève
échéance. La tâche du gouvernement sera néanmoins
importante. Tout d'abord, il soumettra au Parlement les projets de loi
qui doivent encore être votés (...). Il s'agit du projet
de loi sur le contingent de l'Armée et d'un projet de loi de finances
qui comprendra aussi la confirmation de l'épargne-pension. (...)
Le gouvernement aura pour deuxième tâche importante de veiller
à ce que le Parlement issu des prochaines élections soit
constituant. Le projet qui sera déposé au Parlement, proposera
de déclarer soumis à révision un nombre important
d'article de la Constitution et proposera également l'insertion
de nouveaux articles. Cela traduit la volonté du gouvernement de
permettre une nouvelle révision, large et profonde, du cadre institutionnel
de notre pays. (...) Une première série d'articles se rapporte
à l'actualisation et à l'extension des dispositions constitutionnelles
relatives aux droits et aux libertés. Une seconde série
d'articles concerne les compétences et les institutions de l'État,
des Communautés et des Régions, la réforme du système
bicaméral, l'instauration du référendum, la répartition
des compétences respectives du pouvoir législatif et du
pouvoir exécutif, l'extension des compétences de la Cour
d'Arbitrage, la fixation d'une limite à la pression fiscale et
parafiscale, la révision des méthodes de travail budgétaire
et la réforme de la Cour des Comptes. (...) Est également
envisagée la révision de l'article 59 bis (...) dans l'esprit
de la paix scolaire qui règne dans notre pays depuis bientôt
trente ans, le gouvernement propose aux partis signataires du Pacte scolaire
de 1958 de s'engager à inscrire dans la Constitution (...) les
garanties (...) les mécanismes destinés à en assurer
le respect, préalablement à la révision de l'article
59 bis, par. 2, 2°, de la Constitution en vue d'une communautarisation.
(...) Une troisième série d'articles se rapporte à
des adaptations de forme, y compris la possibilité de restructurer
la Constitution, alors qu'une quatrième série, de nature
diverse, concerne entre autres le texte officiel allemand de la Constitution
et le rapport entre les normes de droit international et supranational.
La question des Fourons entraîne, à l'automne 1987, la chute du gouvernement Martens VI. La démission de Wilfried Martens est acceptée le 19 octobre par le Roi qui le charge de former un nouveau gouvernement de transition jusqu'à la tenue des élections. Cette formation reçoit pour tâche l'élaboration d'une déclaration de révision de la Constitution. Les élections du 13 décembre 1987 débouchent sur une période de crise du pouvoir. Guy Spitaels, Willy Claes et Jean-Luc Dehaene se voient confier les missions d'informateur, de négociateur et de formateur. Le 8 mai 1988, Wilfried Martens prend, pour la huitième fois, la tête d'un gouvernement. |
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Martens VIII coalition CVP/PSC -
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Mesdames,
Messieurs, à la veille de la dernière décennie du
vingtième siècle, les pays occidentaux sont confrontés
à des évolutions et défis importants qui changeront
fondamentalement l'aspect de notre société à long
terme. Le gouvernement veut concevoir sa politique comme une réponse
à ces évolutions et défis. (...) Le gouvernement
procédera en outre aux adaptations nécessaires de nos institutions
politiques et administratives. Il entreprendra à cette fin une
nouvelle phase importante de la réforme de l'Etat. (...) La dénatalité
des deux dernières décennies modifiera profondément
l'aspect de la société des pays occidentaux, en particulier
au début du siècle prochain. Le nombre de personnes âgées
dans la population produira un glissement dans la demande de services
publics et aussi dans les paramètres du régime de Sécurité
sociale. La répartition relative des moyens publics entre les divers
domaines de la politique sociale devra être adaptée à
ces glissements sans mettre en cause la qualité de la politique
en faveur des jeunes et des familles. (...) La réalisation de l'union
européenne offre sans aucun doute des perspectives favorables sur
le plan international (...) Le gouvernement se propose dès lors
de renforcer les structures sociales et économiques de notre pays
afin de pouvoir faire face à l'intensification de la concurrence
qui ira de pair avec cette unification. (...) L'ampleur inacceptable du
chômage et celle du déficit budgétaire constituent
les problèmes socio-économiques les plus immédiats.
(...) La lutte contre le chômage, la croissance de l'emploi et la
diminution du déficit budgétaire constituent donc les priorités
socio-économiques du Gouvernement. (...) Une politique budgétaire
stricte sera poursuivie. (...) Le Gouvernement déposera (...) un
projet contenant un plan pluriannuel de réforme fiscale approfondie.
(...) L'aide à la recherche scientifique sera accentuée,
compte tenu du retard accusé par notre pays en cette matière.
Les investissements publics seront augmentés sélectivement
par des formes alternatives de financement. (...) En matière de
politique énergétique, une attention plus soutenue devra
être portée aux effets de la consommation d'énergie
sur l'environnement ; sur la base d'un nouveau plan d'équipement,
qui donnera la priorité aux scénarios non-nucléaires
(...). |
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Martens IX
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(...)
Le gouvernement se présente avec un programme limité qu'il
souhaite achever à brève échéance. Cette mission
est néanmoins importante. Elle comprend les projets de loi urgents,
nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l'Etat l'année
prochaine. En outre, le gouvernement a également reçu la
mission de préparer un projet de déclaration de révision
de la Constitution. (...) Au cours des semaines à venir, le gouvernement
doit (...) veiller à la sauvegarde des intérêts et
de l'économie du pays. Dans cette optique, un contrôle rigoureux
quant au respect strict des directives budgétaires sera effectué.
Le gouvernement a toujours fait des efforts considérables en vue
de la réussite de l'intégration européenne (...).
Lors du Sommet européen de Maastricht les 9 et 10 décembre
prochains, il continuera ses efforts en vue du succès de ces deux
conférences et du progrès dans le voie de l'Union européenne.
(...) Le gouvernement déposera également au parlement le
projet de loi portant approbation du Traité sur les forces armées
conventionnelles en Europe et des protocoles annexés, faits à
Paris, le 1er novembre 1990 (ledit traité CFE). La deuxième
mission importante du gouvernement consiste à déposer un
projet de déclaration de révision de la Constitution de
manière à ce que le Parlement issu des prochaines élections
soit constituant. (...) Un nombre important d'articles de la Constitution
seront ouverts à révision. (...) J'espère que, dans
les circonstances actuelles, un large consensus pourra se dégager
en faveur de ce projet. Il était, et il est, d'importance capitale
que le gouvernement continue de disposer de l'entièreté
de ses compétences au moment où nos paras se trouvent toujours
au Zaïre dans le cadre de la mission humanitaire décidée
par le gouvernement. (...) Le gouvernement estime qu'il doit mener rapidement
sa mission a bonne fin. Il y va de l'intérêt du pays que
la période qui nous sépare des élections, inévitables
maintenant, soit la plus courte possible. C'est pourquoi le gouvernement
propose que les travaux parlementaires soient organisés de manière
à ce que les élections puissent se dérouler le 24
novembre de cette année. |
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Jean-Luc Dehaene
I coalition CVP/PSC -
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Mesdames,
Messieurs, notre société vit actuellement une période
très confuse. Le 24 novembre, un certain nombre d'électeurs
a exprimé son malaise. Il s'agit là d'un phénomène
qui se manifeste aussi en dehors de nos frontières. Nombreux sont
ceux qui se posent des questions profondes et ressentent un mécontentement
face au manque d'efficacité de notre système politique.
(...) De nombreux citoyens se sentent impuissants et les plus vulnérables
ont pris peur. Ils se sentent menacés par les changements radicaux
auxquels ils sont confrontés, par l'évolution rapide de
leur environnement direct, par le contact inévitable avec d'autres
cultures. Ils découvrent en outre à leurs dépens
que nombre de problèmes ne trouvent pas ou que trop lentement une
solution. (...) Nous sommes emportés par un étrange tourbillon.
(...) Nous pensons à cet égard aux aspirations du citoyen
à trouver des solutions au sentiment d'insécurité
accrue, au problème de la drogue, de l'isolement, de l'exclusion
sociale, aux menaces qui pèsent sur l'environnement, au vieillissement
rapide de la population, aux problèmes de circulation et de mobilité,
à l'aide aux victimes et à la maîtrise de l'immigration.
Les pouvoirs publics (...) se heurtent très souvent aujourd'hui
aux limites de leurs capacités techniques et financières.
(...) Elle (la politique) doit prendre des engagements clairs, créer
le cadre nécessaire au développement de la vie économique,
sociale et intellectuelle et essayer de formuler une réponse précise
aux besoins et aspirations du citoyen. (...) Nous voulons relever le défi.
Le gouvernement souhaite conclure un nouveau contrat avec le citoyen au
cours des mois à venir. Ce contrat doit apporter une réponse
à cinq grands défis sociaux : |
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Jean-Luc Dehaene
II coalition "Il nécessite surtout un changement
profond de
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Notre société est à l’aube du vingt et unième siècle. Elle connaît de grands bouleversements qui sont autant de chances et d’opportunités nouvelles, que de dangers et de menaces. Le programme du nouveau gouvernement a pour objectif d’aider la société belge à relever les défis du vingt et unième siècle. (...) Le programme du gouvernement se veut un contrat pour le 21ème siècle, et offrir des perspectives claires pour plus de bien-être et plus d’emplois, de solidarité et de viabilité de notre société. C’est pourquoi le gouvernement doit réaliser les ambitions suivantes: promouvoir l’emploi et réduire considérablement le chômage en encourageant la création de plus d’emplois, d’emplois nouveaux, une meilleure redistribution du travail et d’autres modes de travail dans l’économie créatrice de demain, où une assise économique renforcée servira de base à une croissance durable. Une société viable renforçant le tissu social, le développement durable, la qualité de la vie, la protection du consommateur, une politique harmonieuse des familles et la lutte contre l’exclusion sociale, le tout se concentrant en une politique dynamique de renouveau urbain. Une modernisation de la sécurité sociale dans le but de l’adapter aux nouvelles donnes économiques et sociales et de continuer à garantir, pour l’avenir, une protection sociale à part entière pour la population. Une politique budgétaire rigoureuse garante de notre avenir, grâce à l’adhésion à l’Union monétaire européenne. Un rôle actif de notre pays comme moteur de l’intégration européenne et promoteur d’une coopération internationale. Un renforcement de l’Etat de droit et une amélioration constante de la démocratie offrant aux personnes des possibilités maximales de participation et d’épanouissement. (...) Le programme de ce gouvernement comprend les grandes lignes de force qui permettront la réalisation de ses six ambitions (...). 1. La première priorité du gouvernement est incontestablement
la promotion de l’emploi. (...) Le gouvernement ne croit pas à
des solutions miracles, mais il soutient une action continue (...) Le
renforcement de l’assise économique est indispensable à
la création de nouveaux emplois. C’est précisément
pour cette raison que le gouvernement entend promouvoir l’esprit
d’entreprendre (...). 2. Une structure économique rénovée et une politique dynamique de l’emploi sur tous les fronts permettent de jeter les bases du rétablissement du tissu de l’ensemble de la société. Des mesures légales et réglementaires ne suffisent pas à répondre au renouveau de la société. Il nécessite surtout un changement profond de la mentalité des citoyens où droits et obligations vont incontestablement de pair. D’autre part, les problèmes se concentrent essentiellement dans les villes ; il faut donc une politique énergique de renouveau urbain. (...) Six grands axes. (...) Des efforts accrus dans la lutte contre la pauvreté ; (...) une amélioration de la sécurité, par une spécialisation accrue des services de police et une coordination renforcée entre les services de police en créant des zones interpolices ; (...) une politique d’immigration et d’intégration conséquente, considérant la présence stable de personnes d’origine étrangère dans notre pays, comme un apport positif pour notre société. Dans le respect de la dignité humaine, une attitude énergique à l’égard de l’immigration illégale s’impose ; (...) une politique de lutte contre la drogue plus efficace basée sur la concrétisation du plan " en dix points " ; la légalisation de la drogue n’est pas une solution et n’est dès lors pas envisagée ; (...) une nouvelle réduction du nombre de victimes de roulage. Le gouvernement œuvrera également à une société viable et de qualité. (...) Une attention particulière sera accordée à : l’intégration de la dimension familiale dans les diverses politiques ; (...) une politique de développement durable et de lutte pour un environnement de qualité ; une amélioration de la protection du consommateur, avec une attention toute particulière pour la problématique des loyers, la prévention du surendettement (...). 3. La cohésion sociale est en outre renforcée par la sécurité sociale, combinaison adéquate d’assurance et de solidarité entre personnes. Le gouvernement confirme expressément les fondements de la sécurité sociale et la garantie de son équilibre financier, et souhaite adapter le système de manière réfléchie et progressive à la nouvelle donne économique, technologique et sociale. (...) La politique générale de résorption de la dette publique constitue la meilleure garantie pour l’avenir du régime des pensions. Le gouvernement continuera à soutenir le régime légal. (...) En matière de chômage, il faut éviter que les demandeurs d’emploi ne s’enlisent dans le chômage. (...) 4. Le gouvernement souhaite continuer une politique budgétaire conséquente et tournée vers l’avenir. En effet, l’adhésion à l’UME n’est pas un objectif abstrait, il s’agit au contraire de la condition indispensable pour la sauvegarde du marché unique et pour le développement de politiques sociales et d’emploi européennes à part entière. Notre pays doit faire partie des premiers pays qui participeront à l’UME. (...) Il est primordial pour notre pays d’atteindre à temps les objectifs budgétaires (...). Le déficit des pouvoirs publics sera ramené à maximum 3 % du PIB en 1996. (...) 5. L’adhésion à l’UME n’est qu’un des aspects de la politique européenne élargie. Notre pays entend renforcer son rôle européen et international au cours des années à venir. Notre pays opte résolument en faveur de la poursuite du développement de l’Union européenne sur une base fédérale. Notre pays souhaite contribuer activement à l’élaboration d’une architecture de sécurité européenne en vue de promouvoir la stabilité du continent européen et d’éviter de nouveaux clivages. Notre pays souhaite jouer un rôle actif dans l’établissement des lignes politiques des actions et des missions des Nations Unies. (...) La politique de coopération au développement se fondera sur les critères suivants : respect des droits de l’homme ; établissement des conditions de base pour un développement durable du pays partenaire ; (...) concours aux initiatives de maîtrise et de prévention de violence. (...) En ce qui concerne la défense nationale, le plan de restructuration de l’armée sera poursuivi. 6. Le gouvernement fédéral souhaite au cours de la prochaine
législature continuer à œuvrer en faveur d’un
renouveau démocratique et d’un renouveau de l’Etat
de droit. Il faut améliorer le fonctionnement de l’Etat et
de l’appareil judiciaire ainsi que les mécanismes du processus
décisionnel. (...) Le gouvernement continuera dans la voie d’un
équilibre dans la présence et dans la répartition
des tâches entre hommes et femmes (...). Nous sommes à l’aube
d’une nouvelle période sur le plan social, mais notre pays
est aussi à la croisée des chemins sur les plans politique
et institutionnel. (...) Le gouvernement est convaincu que sa mission
consistera essentiellement à rendre les nouvelles structures opérationnelles
et ceci avec les Régions et Communautés. (...) Le présent
programme gouvernemental est tourné vers l’avenir : vers
les défis du siècle prochain en vue de plus d’emplois
et de bien-être, et davantage de solidarité et d’équité
(...).
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Guy Verhostadt
I coalition "Au XXIe siècle,
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Les
élections du 13 juin ont profondément bouleversé
les rapports politiques. Les citoyens ont envoyé des signaux divergents
et ont créé à première vue un paysage politique
fragmenté. Les mouvements électoraux révèlent
un courant de fond, une volonté plus forte de rompre avec la manière
dont ce pays est dirigé et surtout le souhait insistant d’une
administration meilleure et différente. (...) La protestation massive
de centaines de milliers de citoyens en automne 1996 en fut l’expression
la plus visible. Afin de répondre à cet appel au changement
qui s’est exprimé également le 13 juin, le VLD, le
PS, le PRL, le SP, ECOLO et AGALEV ont élaboré un projet
ambitieux et cohérent, un projet qui vise à rompre avec
le passé tant au niveau de la forme que du contenu (...). Il s’agit
d’un projet novateur dont le but est de rétablir la confiance
des citoyens dans les autorités, d’ouvrir un espace aux forces
créatives de la société, de donner à chacun
les mêmes chances d’épanouissement et de bonheur, de
garantir la protection sociale de tous les citoyens et de construire une
relation durable entre l’homme et son environnement. Ce projet peut
rétablir l’image de la Belgique dans le monde. (...) La priorité
majeure du gouvernement sera d’opérer une réforme
profonde des administrations publiques. (...) L’objectif est un
service de qualité qui puisse tenir la comparaison avec les meilleures
entreprises privées ou administrations publiques à l’étranger.
(...) Les citoyens doivent être au centre du processus décisionnel.
Pour renforcer leur emprise sur la politique, le gouvernement invite le
parlement à installer en son sein une commission spéciale.
Cette commission débattra d’une modernisation profonde du
système électoral. (...) La justice est la troisième
priorité des nouvelles autorités envisagée par le
gouvernement. Pour répondre aux problèmes de la police et
la justice, l’année dernière, les accords Octopus
ont été conclus. Leur concrétisation rapide et complète
est un objectif majeur du gouvernement. (...) Avant la fin de l’année,
nous établirons un plan de sécurité s’inspirant
du concept de la gestion intégrée de la sécurité.
Ce plan sera constitué d’un volet préventif, d’un
volet répressif et de l’accompagnement des victimes et du
suivi des auteurs. (...) Le gouvernement établira un plan d’action
en vue de résorber l’arriéré judiciaire. Ceci
est indispensable si l’on veut rétablir la confiance du citoyen
dans la justice et l’état de droit. (...) |